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Mahi Binebine, l'amoureux d'Essaouira

Le 2016-09-08 20:14:27

mahibinebine Un talent inestimable, une âme inspirée et une destinée exceptionnelle pourrait décrire Mahi Binebine. L'artiste incontournable de la scène culturelle internationale se dévoile dans ce portrait et nous livre son lien indéfectible avec Essaouira.

 

 

 

 

 

Portraits d'Essaouira : Mahi Binebine

Il fait partie de ces gens qui ont une histoire incroyable. Personnalité incontestable du monde de l'art, acteur dynamique de la scène culturelle internationale, Mahi Binebine pourrait s'enivrer de son succès, et pourtant, c'est entre deux éclats de rire et en toute simplicité qu'il nous accorde cette interview.

Portrait d'un homme profondément humain et inspiré.

Le portrait

Rien ne prédestinait Mahi Binebine a devenir l'artiste incontournable qu'il est aujourd'hui. Dans une première vie, il était prof de maths à Paris. Huit années pendant lesquelles il explore sa fibre artistique et se découvre un talent d'écriture. 

Depuis la parution de son premier roman en 1992, neuf autres publications ont vu le jour et la carrière de l'artiste s'est enrichie de quelques expositions internationales. Car en plus d'être un écrivain reconnu, Mahi Binebine est doté d'un talent inestimable pour la peinture, ce qui lui vaut d'intégrer la collection permanente du musée Guggenheim de New-York en 1997.

Artiste contemporain reconnu internationalement, ses rencontres l'ont depuis toujours mené sur des chemins inattendus. Son association avec Nabil Ayouch, pour la création du centre culturel « Les Etoiles de Sidi Moumen* » à Casablanca, en est la dernière œuvre.

Après 20 ans passés entre Paris, Madrid et New-York, Mahi Binebine retrouve ses terres et partage son temps entre Marrakech et Essaouira. Il nous livre son affection pour la ville et ses conseils pour bien la (re)découvrir.


L'interview

→ Pouvez vous vous présenter en quelques mots ?

Ecrivain, peintre, sculpteur. Après deux décennies en exil douillet entre Paris, New York et Madrid, me voilà revenu au bercail, où je partage mon temps entre Marrakech et Essaouira, deux villes que j’aime.

→ Dans les grandes lignes, quel est votre parcours professionnel ?

J’ai été prof de maths à Paris dans une autre vie. Pendant huit ans. Puis j’ai commencé à faire l’artiste : écrire des romans (une dizaine déjà) puis des expos un peu partout dans le monde. Le ciel m’a doté d’une faculté extraordinaire : j’apprends vite les choses.

→ Qu’est ce qui vous a donné envie d’exercer votre métier ?

Il n’y a pas d’explication. Je suis né avec ce désir irrépressible de vouloir créer, inventer. Sans doute parce que l’ennui est mon pire ennemi. Je fais partie de la race des rêveurs. Je suis là et en même temps ailleurs. 

→ Quelles sont les 3 étapes, ou moments les plus importants ou les plus marquants, dans votre carrière/ vie personnelle ?

Le jour où j’ai tenu entre les mains mon premier roman, publié aux éditions Stock, à Paris. Je me retrouvais soudain en excellente compagnie, je côtoyais alors des auteurs que je vénérais : Amado, Garcia Marques, Gomez-Arcos, Gordiner, Carver… 

Autre moment important, mon entrée dans la collection permanente du musée Guggenheim de NY. 1997 a été une grande année pour moi. Et tout, comme toujours, arrive à travers de belles rencontres. Un peu de talent, certes, mais surtout beaucoup de chance. 

Puis enfin le jour où, avec Nabil Ayouch, nous avons ouvert un centre culturel dans le bidonville de Sidi Moumen. Le premier des cinq qui ouvriront dans les mois qui viennent.  

→ Depuis combien de temps venez vous en séjour – ou vivez-vous – à Essaouira ?

J’ai passé mes vacances scolaires à Essaouira depuis tout petit. Mon père était instituteur, il nous débrouillait une école où nous logions l’été. Une « classe  à coucher » meublée d’un grand tapis sur lequel nous dormions, serrées  comme des sardines, avec mes six frères et sœurs, les cousins et les amis de passage… des grillades de poisson comme au port… des souvenirs inoubliables

→ Quelle a été votre motivation pour venir à Essaouira ?

Aucune. L’amour pour cette ville sans nulle autre pareille. 

→ Quel est votre « lieu » préféré à Essaouira ?

Ma cantine : Le chalet chez mon ami Khalid (ou Janot, c’est selon). J’aime déjeuner « le cœur dans l’eau ». Une vue superbe sur l’ile, les nageurs, les surfeurs, les musiciens (qu’on paie parfois pour arrêter la torture qu’ils infligent à leurs instruments)… Et surtout, le tagine d’huitres ou la tangia aux fruit de mer…

→ Que conseillez vous à quelqu’un qui vient visiter la ville d’Essaouira ?

Qu’il se laisse prendre par elle comme une amante. Qu’il baisse la garde. Qu’il se perde dans le dédale de ses ruelles croulant sous les bâtisses, sans crainte, les mouettes lui montreront toujours le chemin du port.  

→ Un message à faire passer à tous ceux qui vont vous lire ?

Prenez soin de cette ville, elle est fragile !


* « Les Etoiles de Sidi Moumen » est un centre culturel installé dans les bidonvilles de Casablanca. Il participe à la formation des jeunes aux métiers des arts et de la scène. C'est également un centre d'apprentissage des langues étrangères et de diffusion artistique. Découvrir sur Facebook.
 


Informations : 

Mahi Binebine
www.mahibinebine.com


Emeline, pour Vivre Essaouira, le 7 septembre 2016


 

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